AEROFUND II : Lancement d’un fond de soutien à l’aéronautique

L’Etat se préoccupe de soigner l’industrie aéronautique. Un fonds d’investissement doté de 75 millions d’euros et un dispositif de couverture de changes de 2,5 milliards d’euros vont être créés pour “structurer et accompagner” cette filière.
Ce fonds de soutien, baptisé “Aerofund II” et dédié aux PME du secteur aéronautique civil, sera financé par la Caisse des dépôts et consignations (30 M d’euros), Airbus (30 M EUR) et Safran (15 M EUR), et devrait être prochainement porté à 100 M EUR.
Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan de soutien à la filière aéronautique élaboré par les ministres de l’Ecologie Jean-Louis Borloo et de l’Economie Christine Lagarde.
“On va permettre à des sous-traitants passant des commandes et victimes à la livraison de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro d’avoir un système de garanties limitant les dégâts en matière de change. C’est une réponse importante à la problématique numéro un de l’industrie européenne aujourd’hui“, a précisé Luc Chatel, secrétaire d’Etat français à la Consommation.
En effet, dans le laps de temps compris entre la signature et le paiement d’un contrat, la dépréciation continue du dollar face à l’euro grève le profit attendu de l’entreprise effectuant les livraisons. Le dispositif de couverture permet de pallier cette perte en remboursant la différence.
Luc Chatel et Dominique Bussereau, secrétaires d’Etat français à la Consommation Luc Chatel et aux Transports, ont visité la chaîne d’assemblage de l’Airbus A380, en compagnie de Thomas Enders, président d’Airbus, de Louis Gallois, patron d’EADS, la maison-mère de l’avionneur, et de Jean-Paul Herteman, P-DG de Safran.
Les secrétaires d’Etat ont affirmé que ces mesures traduisaient “l’engagement de l’Etat, de la Caisse des dépôts et consignations et des donneurs d’ordre du secteur [Airbus et Safran] en faveur du développement de la filière aéronautique française“.
Alors que le marché pour les 20 prochaines années est estimé entre 25.000 et 30.000 appareils, “ces deux réponses concrètes vont permettre à une part majoritaire des entreprises [sous-traitantes] à potentiel important de se développer par croissance interne ou consolidation“, s’est félicité Luc Chatel.
Sources :
- l’Agence France Presse, www.afp.com
- Challenges, www.challenges.fr




